
-...mais,
visiblement, j'ai insulté la maman du bon Dieu, parce que la
remontée fulgurante, je l'attend toujours. Des jours avec et des
jours sans, tu parles. Mais je serais ravi d'avoir des jours sans,
rien que pour un avec!...
Louis et mes nerfs. Je crois que les deux ne vont pas ensemble.
Voilà, c'est ça. Le type de gars qui me donne envie de vomir, de
lancer une troupe de gnous sauvages dessus et j'en passe. La race
bien présente des "je me plains, je gémis, le destin est contre
moiiii".
-...mais et toi, Camille, comment se fait-il que tu sois dans la
même situation que moi?
Ses yeux de cocker mouillés m'insupportent. Je décide d'enfoncer le
clou.
-Moi? Mais je n'ai pas échoué une seule fois. Là, comme tu m'as
trouvé, je venais de refuser la solution de facilité. Je vais
me débrouiller tout seul, j'adore les défis.
Il n'aurait pas été plus étonné si j'avais annoncé que je venais en
paix de mars pour lui serrer la main. Visiblement, les concepts
comme la fierté et l'amour du risque lui sont plutôt abstraits. Je
retire un certain plaisir de son incompréhension. Il n'a été en
contact qu'avec de la pitié. Apparemment, on ne lui a jamais parlé
méchamment. Je me charge de lui forger le caractère.
-Tu sais, Louis, dis-je, le singeant, si tu restes là à te plaindre
sur ton petit sort, les choses ne vont jamais changer. Réagis!
C'est pas parce que tu ressembles autant à un homme que ma
grand-mère que ça te donne le droit d'être une larve.
J'ai envie qu'il pleure pour de bon.

Pendant un moment, son visage reste sans émotion. Je suis proche du but. Qu'il, est bon de savoir qu'on a toujours du pouvoir sur la populace!
-T'as raison Cam'!...
Pardon? Et de quel droit il m'appelle Cam'?
-...Je vais me reprendre! Tu habites juste là, c'est ça? Je viendrai te voir, tu as vraiment un don! Tu m'as compètement remotivé!
Sur ce, il me colle un bisou sur la joue (?), m'étreint amicalement (??) et s'en va avec un grand sourire.
Il y a quelque chose que je n'ai pas compris. Mais quoi?
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