
Bienvenue sur ce blog qui, avouons-le, est plus une tentative qu'autre chose.
(Les critiques seront donc bien acceuillies.)
Je vous aime 

Bienvenue sur ce blog qui, avouons-le, est plus une tentative qu'autre chose.
(Les critiques seront donc bien acceuillies.)
Je vous aime 

Le titre dit
tout 
Je serais ravie de lire vos blogs, quoique je
ne promet pas (du tout) d'y mettre des commentaires
constructifs...
Et pour les questions, je répond déjà à la
plus évidente: mais comment fais-tu pour rater tes montages à ce
point? Ca, mon enfant, c'est une looongue histoire de désamour
entre l'informatique et moi. 
love ya
Cha: Pour le
T-shirt... En fait c'est un pyjama... Tu le trouveras sur le site
http://blog.naver.com/gameski dans male clothes page 18... Il y a
d'autre modèle et tout est trop
!
C'est bien un cocard... (moi qui espérait que ça passe inaperçu)... L'explication devrait venir dans quelques chapitres!
A props, merciiii pour tes commentaires! Ils m'ont rendue stupidement heureuse! (Tu vois, avec l'oeil vitreux et l'air d'handicapée? Comme ça!)
L'écriture n'est même pas poétique du tout! Mais je t'avouerai que j'essaye un truc dans cette histoire: écrire comme je parle. (Eh oui, je suis de celles qui sont méchantes dans chaque phrases, répètent blindé, trop, quoi avec de grandes (?) tournures de phrase le tout en agitant les bras...)
Vivi: Arf, j'adore ces yeux! Tu les trouveras ici: http://www.digitalperversion.net/gardenofshadows/index.php?topic=3757.msg112434#msg112434.
Merci pour tes
commentaires 

Je me prénomme
Camille. Drôle de nom. Surtout pour un garçon.
Mes parents, adeptes de tolérance, égalité, et compagnie, l'ont
choisi pour son prétendu symbolisme: "Mais regarde Camille! C'est
parfait! Un jeune homme avec un nom féminin! A mi-chemin entre les
deux sexes!"
Ce qui me fait bien rire car je suis absolument certain que ce
n'est pas l'égalité des sexes qui les a guidé dans ce choix, mais
l'herbe.
Bien sûr (bien sûr!), j'aurais pu être de ces gars virils et
musclé, qui sentent la vraie sueur qui pue et qui susurre: "salut
belle gosse, on s'mélange?", si j'avais été de ceux-là, j'aurais pu
m'exclamer en bombant mon torse (poilu): peu importe mon nom! Je
suis un homme, un vrai!
J'aurais pu. Mais non. Je ne pue pas, malgré mes nombreux efforts,
je suis décris comme délicat et respectueux et pire que tout, je
n'ai pas un poil sur tout le corps.
Et je reste persuadé que c'est pour cette raison (l'absence de
poils, vous suivez?), que je viens de passer la nuit sur un matelas
brun, sans couverture, dans un appartement où même un chien aurait
refusé d'uriner.

A ce moment,
alors que je suis en train de me demander s'il est possible de
rendre mon appartement plus laid qu'il ne l'est déjà (j'en doute),
j'entends trois petits coups à la porte. Je sais déjà qui est
l'enfoir... opportun qui ose me déranger à... quinze heure-autant
dire l'aube!
Une personne qui compte me sermonner, me dire avec les poings sur
les hanches que ça ne peut plus durer! Qu'il est temps pour moi de
trouver un travail sérieux, qui me permettrait de vivre
correctement. Je n'ai absolument pas envie de me faire hurler
dessus dès le réveil, mais cette même personne, accessoirement,
m'entretient (entretenir est un bien grand mot, je trouve, vu la
misère de mon logement). Au terme d'un dilemme intérieur d'au moins
dix secondes devant ma porte, je décide d'ignorer les toquements de
plus en plus en plus insistants et d'aller me recoucher avec
délectation.
-Camille! Ouvre-moi! Je sais que tu es là!
Je fronce les sourcils et fait abstraction du bruit pour m'endormir enfin. Une bonne grasse matinée en perspective. Ou pas.

Parce que c'est ça, le grand désavantage des appart à deux balles, il n'y a pas de verrou.

Ma sœur
se tient devant moi, les poings sur les hanches, comme je l'vais
prévu. Micky, cette chère Micky. Je vous ai déjà dit qu'elle était
insupportable? Depuis sa naissance, cette espèce de boule d'énergie
et de vibrations positives s'obstine à me rendre la vie totalement
impossible. J'aurais adoré qu'elle soit anti-sociale, non, aigrie!
Encore mieux! Ça, ça aurait vraiment été le pied!
Explication? Le monde entier s'obstine à lui vouer un culte. Et
personnellement je hais le monde entier. Alors si celui-ci pouvait
s'abstenir de me répéter à longueur de journée: "Mais regarde ta
sœur, elle est si gentille!", "Micky réussit si bien, prend
exemple sur elle!", "Tu ne lui ressembles pas du tout" (celle-ci
est accompagnée d'un regard lourd de sens). En bref, il est presque
écrit dans la bible que je ne suis qu'un excrément de pigeon sur le
trottoir comparé à l'adorable, l'exceptionnelle Micky.
Et comme si ça ne suffisait pas, elle est ROUSSE, avec une passion
pour les rideaux de douches qu'elle appelle robes! Qui peut penser
qu'une rouquine ringarde m'est supérieure? Un déséquilbré mental,
parfaitement.
-Camille. Tu
sais que je t'adore.
Et voilà la moralisatrice qui pointe le bout de son nez, remarquez,
messieurs dames, l'introduction. N'est-ce pas que cette fille est
un monstre? Essayer de m'avoir par les sentiments?
-Mais je ne peux plus me permettre de t'aider financièrement, je suis désolée.

Je reste coi. pas que j'ai quoi que ce soit à répondre à ça. Quelle... quelle soeur indigne! M'abandonner alors que j'ai tellement besoin d'elle! Moi qui lui ai toujours donné tout mon amour et ma tendresse? Est-ce-que ça veut dire que je vais devoir travailler.... Dites-moi que non...
-Il va falloir que tu cherches sérieusement un boulot, Cam'! Je sais bien que tu n'en as pas envie, mais je suis convaincue que si tu t'appliques, tu peux y arriver!
-Ne me parle pas comme si j'avais cinq ans, Mick!, je répond en utilisant son surnom qu'elle déteste.
Elle semble épuisée et malgré son grand sourire et son maquillage, je devine la nuit blanche.

Micky, sans me
demander mon avis, s'assied sur mon lit. Je me trémousse un peu,
attendant qu'elle relève la tête. Quand elle le fait, je sens mes
poils de bras (blonds et longs d'un millimètre-pas de fausse joie)
se hérisser sur mes avant bras. Ma pauvre soeur a dû en prendre
pour dix ans de rides d'expressions! Vingt-sept ans sans s'arrêter
de sourire et voilà que d'un coup elle me fait une tête toute
triste. J'en serais presque remué. Presque.
Elle reste sans rien dire. Pour me culpabiliser peut-être: "Regarde
petit frère, comme tu me rend triste, moi la plus joyeuse de
toutes!" A vrai dire, ça me donne plus envie de m'enfuir mais
saluons l'effort. Saluons également la laideur de cette robe!
Comment est-ce possible de porter quelque chose d'aussi moche?
Franchement, je suis encore en pyjama et malgré tout mieux habillé!
Ca, ma belle, c'est du ringardisme de competition! Et
d'ailleurs...
-Cam... murmure-t-elle doucemment.

-Tu sais, Camille, que tu sois un raté toute ta vie, j'en ai profondément rien à foutre.
Elle a accentué mon nom. Camille, avec le ille de île, très joli. Comme toujours par ailleurs. Dommage que ce foutre ait suivi. A foutre, du foutre. Micky? Qu'est-ce-qui t'arrive?
Et je sais qu'elle a raison, ce n'est qu'un caprice d'enfant, dans le fond, de me faire entretenir, ça ne la regarde pas et elle n'a pas à se mèler de mes affaires. Je lui répète sans cesse.
Mais merde! C'est ma soeur! C'est elle qui doit être là pour moi, c'est ma famille! Alors ouais, ça fait mal, passez-moi l'expression, au cul.
Je m'assied à côté d'elle, sur ce vieux matelas défoncé qui pue le chips moisi (?).
Et alors que la nuit tombe, elle lâche un "j'en ai marre", et se tait.
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